Dues aux activités agricoles : (Voir page "l'agriculture")
LES
NITRATES :
Le schéma de l'origine des nitrates nous montre que l'agriculture (élevage et culture) est responsable à 98% de la pollution des eaux par les
nitrates.
Les usines d’alimentation en eau potable du bassin du Blavet ne traitent pas les nitrates. La seule
solution prévue au cas où les teneurs approcheraient le plafond des 50 mg/l, est de mélanger l’eau du Blavet avec une eau moins nitratée. Ainsi le ruisseau de Kersalo sert de prise d’eau de
secours pour l’usine de Langroix qui alimente Hennebont et sa région.
Les cartes suivantes confirment ce phénomène dans la région du Blavet. On peut en effet constater
une correspondance entre les zones agricoles et la teneur en nitrates de certaines portions du fleuve.De plus,l’eau de l'Evel riche en nitrates, se déverse dans le Blavet et accentue d'autant plus la forte concentration
en nitrate de celui-ci.
Le bassin de l'Evel entre autre, nuit fortement au Blavet et à la qualité de son eau, ce qui réduit son champs d'exploitation.On peu même observer que plus de 90% de l'eau du Blavet est
considérée comme étant de mauvaise qualité de par sa concentration en nitrate.
La loi contraint les agriculteurs à réduire les quantités épandues, à les traiter ou à
trouver de nouvelles terres pour épandre. Le choix d’un autre type d’agriculture, moins intensive,
reste suivi par un faible nombre d’exploitants. L'importante quantité de nitrate n'est donc pas une
affaire prête à être résolue, car peu de personnes, notamment les agriculteurs, se mobilisent pour régler ce problème.
LES PESTICIDES :
Mesurer les teneurs en
pesticides est difficile, long et coûteux:
- les substances chimiques utilisées sont très nombreuses ;
- les teneurs à mesurer sont très faibles ;
- on ne connaît pas tous les produits issus de leur dégradation ou de leur combinaison
Les chiffres connus ne sont donc pas totalement fiables, même si on s’efforce de faire les analyses quand les risques sont les plus élevés (en période
d’utilisation des pesticides et/ou en période de pluie).
Les analyses réalisées montrent parfois un dépassement des normes en vigueur qui sont de 0,1 µg/l par molécule recherchée et 0,5 µg/l pour l’ensemble des
molécules.
Les agriculteurs ne sont pas les seuls utilisateurs de pesticides. Les communes, la DDE, les particuliers les utilisent par exemple pour désherber. Or, leurs effets nocifs sur l’environnement et sur la santé (perturbateurs endocriniens, risques de cancer, etc.) ont largement été montrés. Les usines modernes de production d’eau potable éliminent les pesticides par un traitement au charbon actif et par l’ultrafiltration. Le moyen le plus sûr et le moins onéreux pour s’en protéger est de réduire leur utilisation.
Conséquences :
L'eutrophisation
Elle est due à l'excès de nutriments dans les eaux (phosphates, nitrates). Elle se manifeste par des eaux vertes ou brunes. Elle
provoque une prolifération de matières végétales qui asphyxie le milieu en se décomposant.
Les
cyanobactéries
Ce sont des algues toxiques qui se développent dans des milieux aquatiques riches en nutriments.
Si la présence de ces micro-algues est connue depuis de nombreuses années, leur fréquence d'apparition et leur volume ont tendance à
augmenter. Les plans d'eau à usage récréatif en Bretagne sont largement atteints par ce
problème
Les cyanobactéries présentent un risque pour la santé lors des baignades ou des sports d'eau : dermatose, conjonctivite,
gastro-entérite, atteintes hépatiques ou neurologiques.
Le Blavet lui aussi est concerné par ce problème, notamment le lac de Guerlédan et l'étang du Corong qui sont régulièrement touchés par des interdictions de
baignade lors des pics de prolifération.
Dues aux villes et aux industries
:
Le cours du Blavet n’est urbanisé que dans ses derniers kilomètres, à partir de Lochrist. C’est là, autour d’Hennebont et de Lorient-Lanester, que se concentre l’essentiel de la population et des consommateurs d’eau potable.
C’est aussi là qu’est rejetée la plus grosse quantité d’eaux usées, en provenance des industries et des
particuliers.
Cette pollution urbaine s'ajoute à la pollution agricole engendrée en amont.
De plus, les progrès en analyse révèlent la présence dans l'eau de polluants (plastifiants,
hydrocarbures, résidus de médicaments...)